Le mercredi, c’est la journée des enfants. (traduire par: même pas en rêve tu bosses ma poule)
J’aime bien, même si j’arrive à me laver vers 12H (en général au moment où le gars de sushi-chi sonne à la porte).
Du coup, si je ne pose pas mes doigts sur une plume de toute la journée, j’en profite quand même pour réfléchir, prendre du recul, regarder ce qui est fait, penser à ce qu’il reste.
Peut-être trop, même.
J’en bave, en ce moment, je bloque, même, avec mes quatre-soeurs-qui-sont-cinq-en-fait.
Y’en a, ça va bien.
Charlie par exemple, ouverte, franche, déconneuse, je l’ai attrapée presque du premier coup.
Hortense, discrète mais avec un vrai caractère, facile.
Bettina, avec son joli petit visage chiffonné, perpétuellement contrarié, d’adolescente en guerre, ça va. elle est vivante un peu sur le papier, beaucoup dans ma tête.
Geneviève, je ne sais pas. Malika la trouve trop mastoc, moi je l’aime bien avec ses joues et son menton tout rond, ses lèvres gonflées de trop de baisers pas encore donnés, et son allure pataude d’ado encore argileuse qui attend un peu pour les finitions.
de toute manière, je sais qu’elles vont, au fil des quatre volumes, trouver leur visage, s’affermir.
Mais Enid, Enid qui donne son prénom au premier épisode, Enid, je ne l’ai pas. chaque gros plan d’elle est différent, son visage reste mou et indéterminé, un coup le nez en galoche, les dents de travers, un coup lisse et jolie, je ne sais pas, je n’arrive pas à l’attraper.
Trop vive, peut-être.
Je vois bien le coup que je vais devoir, arrivée à la fin du premier volume, refaire la tête d’Enid sur toutes les pages. Une sorte de post-prod appliquée à la BD, en somme.

de gauche à droite: Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie.
(là par exemple, je vais refaire sa tête. trop grosse bouche.)
à demain?

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